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Notes-Séries

Love (Saison 1)

26 Février 2016 , Rédigé par Notes-Séries Publié dans #Love, #Netflix, #Comédie, #Drama, #Romantique

Love (Saison 1)

Love
- Netflix - 2016 - 10 épisodes -
Créé par Judd Apatow, Paul Rust et Lesley Arfin

#Love 1.01 - Je me renseigne pas souvent sur des séries avant de les voir, pour être surpris. Mais là j'ai un peu abusé, je pensais que c'était une comédie au format 25 min... Et après 30 minutes j'ai capté que c'était finalement plus long que je le pensais. Le rythme ne m'a pas trop accroché du coup. La présentation des personnages n'est pas mauvaise mais c'est assez classique et sans grande surprise, que ce soit dans le développement ou le ton. La fin amène bien la rencontre cela dit. 5/10

#Love 1.02 - Beaucoup, beaucoup mieux. C'était même très bon. C'est bourré d'humour (mon passage préféré est quand on anticipe le fait que Mickey allait demander à Gus de porter la commode, la scène est parfaitement amenée), cette aventure peut sembler parfois forcée mais je trouve que tout passait bien, les justifications ne semblaient pas trop folles. Le caractère de Mickey est intéressant, elle est très franche et semble parfois en avoir marre de lui, mais on sent qu'une affection se fait finalement. 8/10

#Love 1.03 - On retrouve plus l'esprit du premier épisode. Des passages visent juste, notamment le comportement de la gamine quand elle pète un câble, et la différence dans la façon de voir le texto est amusante, et montre la différence de caractère. Le reste est plus anecdotique... 5/10

#Love 1.04 - Un des avantages d'être dans la cible d'une série est de pouvoir s'identifier. Ici on a une fête et deux personnages opposés, il y a de quoi y trouver des choses qui nous parlent. De mon côté, je me suis un peu reconnu en Gus au début, j'aime bien arriver à l'heure, même si c'est un peu gênant et je vais compenser en voulant aider. Et je me retrouve un peu en Mickey qui va chercher à enflammer la fête si ça devient gênant. La maladresse de Gus avec les filles me correspond un peu aussi je dois l'avouer. Le voir lâcher une fille qui semblée très bien et intéressée pour se faire friend-zoner, classique. Bon épisode, la blague du tatouage est la meilleure, ça m'a fait la soirée. 7/10

#Love 1.05 - Le rencard gênant devient encore plus gênant puis assez drôle quand Mickey s'immisce un peu dans la soirée. On en profite pour expliquer un peu plus les raisons de ses dérapages. Aussi, la façon de gérer sa relation avec Gus est assez habile. Un bon épisode. 7/10

#Love 1.06 - Pas le plus drôle, sans doute pas le plus prenant non plus, mais il se dégage une atmosphère plaisante et enivrante dans cet épisode. D'un côté on a un trip nu peu fucked up mais léger et jamais malsain, de l'autre un tournage nocturne qui permet de voir la nature de Gus revenir petit à petit. Après avoir démarré gonflé à bloc, plein de confiance, il descend de son nuage et redevient le même que la veille. 6/10

#Love 1.07 - Cet épisode vient pointer du doigt plus ou moins subtilement les différences entre les personnages et les dysfonctionnements que ça amène. La cynique d'un côté, le rêveur de l'autre. Les moments d'humour sont présents mais assez rares. Et si on comprend d'où vient Mickey, pourquoi elle se lance dans cette histoire, pourquoi elle se refuse à se plonger dans la magie, le développement de cet épisode n'aide pas à rendre le couple plus crédible. C'est soit trop tôt pour insister là-dessus, soit trop tard. 5/10

#Love 1.08 - Le thème est assez proche du précédent mais le traitement est plus pertinent et plus plaisant car on y implique d'autres personnages. On devine vite les grandes lignes et malheureusement tout se produit, c'est dommage qu'une série soit si prévisible aujourd'hui... Mais la soirée musicale était sympa, le focus sur Mickey est intéressant et l'insistance sur la fausse gentillesse de Gus peut être pertinente. Et si la série permettait à Gus de réaliser qu'il est loin d'être un nice guy ? 6/10

#Love 1.09 - Le duo fait un concours de celui qui sera le plus détestable. De mon point de vue, je comprends plus Mickey car comme elle le dit, Gus est un faux gentil qui l'a traîté comme une merde. Elle mériterait au moins qu'il lui parle. Après évidemment elle a beaucoup de torts, et des arguments de Gus, comme celui de faire-valoir sont pertinents. Et en arriver à quasiment détruire la chance de Gus professionnellement est un coup bas. Tout comme elle manipule Bertie. Bref, si l'un se cache derrière de faux-semblants, Mickey semble plus être quelqu'un de malade. Quoiqu'il en soit, on a du mal à avoir une évolution positive à ce couple, même si Heidi se fout de Gus et que le boulot tourne mal, ça ne suffira pas à faire oublier tout ça. L'épisode est parfois drôle, souvent intéressant, et du cringe maîtrisé. 7/10

#Love 1.10 - Présentée comme une romcom, cette série est finalement l'anti-romcom. Si j'ai cerné les personnages assez vite (des subtilités sur Mickey ne sont apparus qu'en cours de route), l'intention des auteurs m'était incertaine jusque là. Dans cette première saison, le but n'est pas de nous attacher à ce couple j'ai l'impression, mais au contraire, de "militer" pour qu'ils ne finissent pas ensemble. Ce qui m'a convaincu ? Cette scène finale, point d'orgue des films du genre est ici une torture, on a envie qu'il se passe l'inverse, que la bonté de Gus va le faire reculer, que Mickey ait un peu d'amour propre et suive son projet (même si ce n'était pas forcément une solution pour elle non plus, elle reprend une idée qui a marché pour quelqu'un d'autre, sans vraiment réfléchir à son besoin)... Cela rend une relecture de la série, à froid, intéressant. Qu'on ait des personnages faillibles dans une romcom est logique, assez classique, mais qu'on en finisse par être dégoûté par ce baiser est original. C'est en ça une série frustrante car Gus est agaçant, Mickey s'auto-détruit une nouvelle fois. Son personnage était touchant par contre. Concernant Gus, c'est un type de personnages assez rare je pense, un vrai faux-gentil, un mec foncièrement mauvais qui passe pour un gars sympa grâce à ses insécurités et sa politesse. Concernant l'épisode, j'ai pris un certain plaisir à voir le petit monde de Gus s'écrouler petit à petit. La jeune Arya, une peste au début, est finalement devenue la plus humaine sur les plateaux. Son attachement à Gus parait sincère. C'est pas forcément parce qu'elle le considère comme son ami véritablement, mais c'est une ado qui grandit et le plateau remplace sa famille, elle refuse de la voir se déchirer. C'est un portrait fait en quelques scènes uniquement, qui fait pas mal réfléchir sur ces jeunes acteurs qui grandissent devant nos yeux à la télé, et dans des plateaux en dehors. Je me suis pas mal étendu, la saison n'est pas parfaite, mais réussi à être divertissante avec ces personnages très imparfaits. Un dernier mot sur Gillian Jacobs, excellente dans la série. 7/10

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